Il y a une semaine, tombait le verdict dans l'affaire Sarah et Céline, ces deux jeunes françaises acusées de trafic de drogue en République Dominicaine. Réaction de Nabila Zaknoun, la soeur aînée de Sarah Zaknoun ...
Une équipe de Sept à huit a rencontré en prison, les deux jeunes Françaises emprisonnées en République dominicaine et assisté à leur procès. Un reportage exclusif. Pour en savoir plus : www.aveccelineetsarah.com
À la veille de leur procès, Céline et Sarah témoignaient pour les lecteurs de L'Est Républicain : "Nous avons besoin du soutien des Francs-Comtois."
Les deux Bisontines n'acceptent pas leurs condamnations à huit années de prison prononcées en République dominicaine.
BESANÇON._ Les familles de Céline Faye et Sarah Zaknoun feront-elles appel des décisions de justice ayant condamné les deux Bisontines à huit ans de prison pour trafic de drogue en République Dominicaine ? Visiblement oui. Et ce, pour deux raisons. Céline et Sarah ont toujours affirmé leur innocence. Par ailleurs, elles estiment n'avoir pas eu droit à un procès équitable. " La décision de faire appel a été prise sur le principe ", annonce Benjamin Grundler, avocat du cabinet parisien Metzner. " Mais il n'a pas encore été formé. Nous avons jusqu'au 2 ou 3 janvier pour le faire. Contrairement à l'appel en France, l'appel en République Dominicaine doit être motivé. Nous sommes actuellement dans la phase de rédaction. "
Reste aussi à régler certains problèmes. Faut-il choisir de nouveaux avocats sur place ? Lors des procès, les avocats dominicains avaient dénoncé de nombreux vices de procédure au moment de l'arrestation, le 14 juin dernier à Puerto Plata, et de la garde à vue. Par ailleurs, ils dénonçaient une enquête bâclée : pas de relevés d'empreintes réalisés sur les paquets de drogue trouvés dans les valises, pas d'analyse de concentration de cocaïne... Bref, la carence évidente de preuves de la culpabilité des deux Francs-Comtoises devait, selon eux, aboutir à la relaxe. Cet argumentaire n'a pas été suivi par la justice dominicaine qui est entrée en voie de condamnation. Remplacer les avocats changera-t-il la donne ? Nabyla Zaknoun, sœur de Sarah, le pense. " Mais tout cela coûte énormément d'argent. En prison, ma soeur et son amie ont été approchées par un avocat. Il demande 18.000 euros pour Sarah et 22.000 euros pour Céline. " Autant dire que l'argent reste le nerf de la guerre.
Nabyla Zaknoun sait pourtant qu'il faut faire appel. " Céline et Sarah crient leur innocence. Elles n'acceptent pas la sentence. Et nous croyons en une deuxième juridiction dominicaine. "
Nabyla Zaknoun veut croire aussi à un soutien du gouvernement français. D'ores et déjà, les avocats parisiens de Céline et Sarah ont rédigé un courrier à l'adresse de Rama Yade, de Rachida Dati et de Bernard Kouchner. La France n'a pas à intervenir dans une décision de justice d'un pays souverain, on le sait. Mais les ministères peuvent prendre connaissance du dossier dans son contenu et rester vigilants.
Sur TF1 ce soir
La condamnation de Céline et Sarah a largement été relayée dans les médias français. Et cela continue. Ce soir, le magazine d'actualité " Sept à Huit ", sur TF1 à 18 h 45, consacre un grand reportage intitulé " Procès sous les tropiques ". Pendant une semaine, Ioulia Kapoustina et Cyril Thomas ont enquêté sur place. Ils ont rencontré les deux demoiselles en prison et ont filmé l'intégralité du procès. " Sous le soleil et les palmiers, récit d'une semaine pendant laquelle leurs vies ont basculé. "
Autre média relayant le drame vécu par Céline et Sarah, internet. " www.aveccelineetsarah.com " présente le travail de Nabyla Zaknoun et de l'association qui soutient les Bisontines enfermées à la prison pour femmes de Santiago. " J'ai eu Sarah hier au téléphone ", conclut Nabyla. " Elle est actuellement découragée. "
LE MONDE | 17.12.08 | 15h18 • Mis à jour le 17.12.08 | 15h18
Deux Françaises contestent leur condamnation pour trafic de drogue en République dominicaine
SAINT-DOMINGUE CORRESPONDANT
Condamnées par la justice dominicaine, le 11 décembre, à huit ans de prison ferme pour trafic de drogue, Céline Faye et Sarah Zaknoun, deux jeunes femmes originaires de Besançon disposent de dix jours pour faire appel. "Ce délai court à partir de la communication du texte écrit de la sentence, prévue pour le 17 décembre", explique leur avocat dominicain, Me Reemberto Pichardo.
Les deux jeunes femmes, âgées de 19 ans, leurs familles et leurs conseils ont dénoncé le caractère expéditif des procès qui se sont déroulés les 10 et 11 décembre à Puerto Plata, une ville de la côte nord de la République dominicaine, où elles ont été arrêtées au mois de juin, à l'issue d'une semaine de vacances.
"Ils n'avaient aucune preuve contre nous", a déclaré Sarah Zaknoun, jointe au téléphone depuis la prison pour femmes de Rafey, à Santiago, la deuxième ville au centre du pays. Elle a affirmé que la drogue, cinq kilos de cocaïne et un kilo d'une poudre blanche dont la nature n'a pas été précisée, avait dû être placée dans leurs valises à leur insu, à l'aéroport.
"Les autorités françaises ne peuvent ni intervenir sur le fond d'une affaire de justice à l'étranger, ni interférer dans le fonctionnement de la justice d'un pays tiers, souverain sur son territoire", répondait, le 5 septembre, Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, au conseiller municipal de Besançon Jean Rosselot (UMP). Le Quai d'Orsay a confirmé cette position après le verdict.
"L'audition des témoins n'a duré que trois minutes, il y a contradiction sur l'emploi du temps du procureur et nous avons demandé en vain une expertise des substances saisies", égrène Me Emmanuel Marsigny, l'avocat français des jeunes femmes. "Elles ont été condamnées en l'absence de tout procès équitable et la consul honoraire s'est contentée d'aller leur apporter des fruits deux fois", s'indigne-t-il au téléphone.
Comme l'avocat dominicain, il dénonce le fait que la fouille et l'interrogatoire aient eu lieu en l'absence d'un interprète, alors que les deux jeunes femmes ne parlent pas l'espagnol. "Le tribunal de Puerto Plata a la réputation d'avoir la main lourde. Il estime qu'étant donné le manque de moyens de l'Etat, la présence d'un interprète n'est pas obligatoire, même si c'est contraire à nos lois", souligne Me Pichardo.
"Dans ce genre d'affaires, les accusés essaient toujours de mentir. La procédure a été respectée. La drogue a été repérée dans l'appareil à rayons X après l'enregistrement des bagages et les valises ont été ouvertes en présence de ces personnes et d'un procureur", affirme Roberto Lebron, le porte-parole de la DNCD, l'agence antidrogue dominicaine.
"La justice dominicaine est de plus en plus sévère à l'égard des trafiquants", observe un diplomate européen. "Il est fréquent de voir des peines de 12 ans de prison pour des quantités inférieures à cinq kilos et il ne peut y avoir de libération conditionnelle qu'à mi-peine, au mieux", ajoute-t-il.
Cette sévérité accrue s'explique par les pressions internationales pour renforcer la lutte contre le trafic, mais aussi par les ravages et la vague de criminalité que provoque la consommation de drogue dans la société dominicaine. "Pour justifier le verdict, le président du tribunal de Puerto Plata, Onassis Pelegrin, a dit que le trafic de drogue était devenu la mère de tous les délits", rappelle Me Pichardo.
L'île d'Hispaniola, que se partagent Haïti et la République dominicaine, est aujourd'hui une plaque tournante importante de la cocaïne sud-américaine à destination des marchés nord-américain et européen. "Depuis le début de l'année, nous avons saisi 2 678 kg de cocaïne, 118 kg d'héroïne et 15 949 pastilles d'ecstasy", calcule M. Lebron. Ces prises représentent moins de 15 % du trafic, selon un policier européen. Les grosses quantités sont acheminées par bateau.
Pour le reste, les réseaux ont recours à des "mules" qui se mêlent au flot des millions de touristes. Parmi les passeurs arrêtés cette année par la DNCD figuraient 30 ressortissants des Etats-Unis, 18 Espagnols, 8 Hollandais et 7 Français. Sur les 22 Français actuellement emprisonnés en République dominicaine, 21 le sont pour trafic de stupéfiants et un pour pédophilie.
Souvent recrutées dans les banlieues parmi les jeunes vulnérables et attirés par l'argent facile, les mules se voient offrir une semaine dans un hôtel de luxe tous frais payés et 5 000 à 6 000 euros pour ramener une valise. "On leur dit qu'il n'y a aucun risque et que si, par malheur, ils se font prendre, le pays est tellement corrompu que le réseau paiera pour les faire sortir de prison en quelques semaines", raconte le policier. Il n'est pas rare que les réseaux de trafiquants dénoncent une mule chargée de peu de cocaïne ou de produits frelatés pour tenter de faire passer de plus grandes quantités dans le même vol.
Deux françaises prennent 8 ans de prison ferme en République
Dominicaine !
Le procès des deux françaises, accusées de trafic de drogue, se tenait la semaine dernière en République Dominicaine.
La justice a rendu son verdict : 8 ans de prison ferme pour Céline Faye et Sarah Zaknoun, jugées coupables pour avoir transporté 6 kilos de drogue dans leurs bagages. "Ils n'avaient aucune preuve contre nous" estime pourtant Céline Faye. "La seule explication pour moi c'est l'aéroport" poursuit-elle. Leur avocat, Maître Emmanuel Marsigny s'est quant à lui indigné des conditions "inacceptables" du procès.
Les deux jeunes femmes, originaires de Besançon (Doubs) étaient venues fêter la fin de leurs examens en République Dominicaine. Mais la fête a viré au cauchemar.
Que faut-il penser de toute cette histoire ? Procès expéditif ? Mules innocentes ? Ou coupables ? Samedi, le ministère des Affaires étrangères a déclaré que la France ne remettrait pas en question le verdict prononcé. Les deux familles souhaitent quant à elles, demander l'extradition de Céline et Sarah afin qu'elles puissent purger leur peine en France. Toutes vos réactions sur le site de Closer.fr.
Les Françaises condamnées en République Dominicaine témoignent sur RTL
Condamnées pour trafic de drogue, elles ont fait appel et demandent l'aide de la France, qui a annoncé samedi son refus d'interférer dans l'affaire.
Les deux jeunes femmes, condamnées à 8 ans de prison ferme, jurent que la drogue a été glissée dans leurs bagages.
Une des deux Françaises condamnées en République dominicaine à huit ans de prison ferme, à la suite de la découverte de 6 kilos de drogue dans leurs bagages, s'est dite victime d'un procès expéditif. "Ils n'avaient aucune preuve contre nous", a estimé Sarah Zaknoun, qui estime que la drogue a dû être glissée dans leurs bagages à leur insu à l'aéroport. Céline Faye et Sarah Zaknoun, toutes deux originaires de Besançon, ont été condamnées mercredi et jeudi par le tribunal pénal de Puerto Plata à huit ans de prison ferme pour "trafic de drogue".
Elles étaient venues passer une semaine de vacances au soleil pour fêter la fin de leurs examens, selon le site Internet monté par leurs proches pour les soutenir : www.aveccelineetsarah.com.
Le quai d'Orsay a estimé qu'il n'avait pas à remettre en cause ce verdict. Elles attendent désormais un procès en appel et leur éventuelle extradition en France, ce qui suppose d'abord que leur condamnation soit définitive.
République dominicaine - Les Françaises condamnées dénoncent un procès expéditif
Condamnées pour trafic de drogue, elles ont fait appel et demandent l'aide de la France, qui a annoncé samedi son refus d'interférer dans l'affaire.
Les deux jeunes femmes, condamnées à 8 ans de prison ferme, jurent que la drogue a été glissée dans leurs bagages.
Condamnées jeudi à huit ans de prison ferme en République dominicaine, après la découverte de drogue dans leurs bagages, les deux Françaises originaires de Besançon ne comptent pas en rester là. L'une d'elles se déclare ainsi victime d'un procès expéditif. Mais, malgré ses récriminations, le Quai d'Orsay a fait part samedi de son refus d'interférer dans l'affaire.
"Ils avaient aucune preuve contre nous", a estimé Sarah Zaknoun, 19 ans, selon laquelle la drogue a dû être glissée dans leurs bagages à leur insu à l'aéroport. "La seule explication, pour moi, c'est à l'aéroport. Pas possible autrement", a-t-elle affirmé, en se disant "dégoûtée par ce jugement". Céline Faye et Sarah Zaknoun ont été condamnées mercredi et jeudi par le tribunal pénal de Puerto Plata pour trafic de drogue. "Le procès s'est déroulé dans des conditions inacceptables", s'est indigné vendredi l'avocat des jeunes filles, précisant qu'il allait "faire appel et saisir les autorités françaises pour qu'elles aient un procès équitable". Mais du côté des Affaires étrangères, on reste sourd à l'appel des condamnées et de leur défenseur. "La justice dominicaine s'est exprimée. On n'a pas à remettre en cause le verdict prononcé. La France n'a pas à interférer d'aucune manière que ce soit" dans cette affaire, indique-t-on samedi au Quai d'Orsay.
Extradition vers la France ?
Les deux jeunes femmes étaient venues passer une semaine de vacances au soleil pour fêter la fin de leurs examens, selon le site internet monté par leurs proches pour les soutenir : www.aveccelineetsarah.com. Les deux Bisontines avaient été placées en détention provisoire à Santiago, dans une prison pour femmes, après la découverte de six kilogrammes de substance illicite dans leurs bagages, le 14 juin dernier, alors qu'elle s'apprêtaient à rentrer en France à l'issue de leur séjour. La mère de Céline Faye a indiqué que les familles allaient demander l'extradition vers la France des deux jeunes filles pour y purger leur peine. La procédure d'extradition suppose que la condamnation soit définitive, a-t-on précisé au ministère des Affaires étrangères.
C'est un véritable cri du cœur que lancent les familles de Sarah et Céline, persuadées que les deux jeunes femmes ne supporteront pas leur incarcération.
BESANÇON. _ Des peluches disposées un peu partout, une plante verte épanouie sur la table de nuit, une photographie encadrée en compagnie du Père Noël accrochée au mur, des livres de classe bien rangés, un ordinateur. Le refuge d'une sage adolescente, pas le repère d'une trafiquante internationale de stupéfiants. « Huit ans sans revoir ma fille... Je ne le pourrai pas ! » lâche Kadidja Zaknoun, en contemplant la chambre vide de Sarah.
« Elle m'a téléphoné à 2 h du matin, jeudi, à son retour à la prison après le procès, pour me dire de ne pas m'inquiéter, qu'elle serait forte... Sa sœur Nabylah n'en a pas eu le courage. Elle se sent coupable de les avoir conduit à l'aéroport. »
Sans cri, sans colère mais avec une froide détermination, la voix pâle de kadidja Zaknoun résonne dans l'appartement sans vie de la Grette.
« J'ai toujours été derrière mes enfants pour qu'ils réussissent dans la vie. Elles ne tiendront pas là-bas pendant huit ans, elles vont mourir ! »
Ce voyage, Sarah et Céline ont fait « des ménages » pour se l'offrir. « Mon mari ne voulait pas donner l'argent à Sarah, il avait un mauvais pressentiment. Aujourd'hui je ne peux plus manger ni dormir. Mais je ne les laisserai pas tomber. On ne peut pas les laisser jusqu'à 26 ans en prison. Demandez à n'importe qui dans le quartier. Tout le monde aime Céline et Sarah. Je ferai appel, j'écrirai à Rachida Dati, je ferai n'importe quoi pour les sortir toutes les deux. Et je ferai tout aussi pour que les gens sachent qu'il ne faut pas qu'ils laissent leurs enfants aller là-bas. Aujourd'hui c'est ma fille, demain c'est peut-être la vôtre ! »
« C'est impensable. leur avocat a eu trois secondes pour s'exprimer pendant que le juge avait la tête en l'air. Cela aurait pu arriver à n'importe qui. Ce pays est vraiment dangereux. Vous vous rendez compte huit ans, c'est comme si elles avaient tué quelqu'un. Pourquoi est-ce qu'ils n'ont pas laissé partir les valises pour voir qui venait les chercher à l'autre bout ? », se révolte Karine, l'une des sœurs aînées de Céline. « J'ai vraiment peur qu'elle fasse une bêtise. Elle est désespérée et nous a dit au téléphone qu'elle était prête à réjoindre son papa disparu il y a deux ans. »
Les deux bisontine jugées pour trafic de drogue en République Dominicaine se disent victimes d'un procès expéditif
Samedi 13 novembre, au cours d'un entretien téléphonique avec Franck Petit de France 3 Franche-Comté, Celine Faye et Sarah Zaknoun, les deux françaises condamnées en République dominicaine à huit ans de prison ferme, à la suite de la découverte de 6 kilos de drogue dans leurs bagages, se sont dites victimes d'un procès expéditif.
"Ils avaient aucune preuve contre nous", a estimé Sarah Zaknoun, 19 ans, jointedepuis sa cellule sur son téléphone portable, selon laquelle la drogue a dû être glissée dans leurs bagages à leur insu à l'aéroport : "La seule explication, pour moi, c'est à l'aéroport. Pas possible autrement", a-t-elle affirmé, en se disant "dégoûtée par ce jugement".
Elle a notamment poursuivi : "Les témoins pouvaient parler trois minutes chacun, la partie adverse pouvait parler trois minutes, les avocats pouvaient parler trois minutes: c'était pas un procès, je n'ai jamais vu un procès comme ça de toute ma vie".
"Le procès s'est déroulé dans des conditions inacceptables", s'était indigné vendredi 12 décembre Me Emmanuel Marsigny, avocat des jeunes filles, précisant qu'il allait "faire appel et saisir les autorités françaises pour qu'elles aient un procès équitable". Samedi, en cours de journée, le ministère français des Affaires Etrangères a indiqué que la France "n'a pas à remettre en cause le verdict prononcé" par la justice dominicaine, qui a condamné à huit ans de prison ferme deux Françaises : "La justice dominicaine s'est exprimée. On n'a pas à remettre en cause le verdict prononcé. La France n'a pas à interférer d'aucune manière que ce soit.".
La mère de Céline Faye a indiqué que les familles allaient demander l'extradition
vers la France des deux jeunes filles pour y purger leur peine. La procédure d'extradition suppose que la condamnation soit définitive, a-t-on précisé au ministère des Affaires étrangères.
Françaises condamnées en République dominicaine : Paris n'interviendra pas
Une manifestation de soutien aux deux Bisontines condamnées pour trafic de drogue en République Dominicaine a eu lieu ce samedi place de la Révolution à Besançon.
Deux jeunes filles originaires de Besançon ont été condamnées cette semaine à huit ans de prison ferme. Six kilos de drogue avaient été trouvés dans leurs bagages en juin dernier, alors qu'elles allaient quitter le pays.
La France «n'a pas à remettre en cause le verdict prononcé» par la justice dominicaine. Le ministère des Affaires étrangères est intervenu samedi matin après le jugement qui a condamné cette semaine à huit ans de prison ferme deux Françaises, après la découverte de six kilos de drogue dans leurs bagages, alors qu'elles allaient quitter le pays en juin dernier. «La justice dominicaine s'est exprimée. La France n'a pas à interférer d'aucune manière que ce soit», a-t-on ajouté de même source.
Céline Faye et Sarah Zaknoun, 19 ans, toutes deux originaires de Besançon, ont été condamnées mercredi et jeudi par le tribunal pénal de Puerto Plata à huit ans de prison ferme pour trafic de drogue. Mais l'avocat des deux jeunes filles, Me Emmanuel Marsigny, a estimé vendredi que le procès s'était «déroulé dans des conditions inacceptables», précisant qu'il allait «faire appel et saisir les autorités françaises pour qu'elles aient un procès équitable».
Samedi, Sarah Zaknoun, jointe depuis sa cellule sur son téléphone portable, s'est dite victime d'un procès expéditif. «Ils avaient aucune preuve contre nous», a-t-elle jugé. Elle a réaffirmé que, selon elle, la drogue avait dû être glissée dans leurs bagages à leur insu à l'aéroport. «La seule explication, pour moi, c'est à l'aéroport. Pas possible autrement», a-t-elle redit, en se disant «dégoûtée par ce jugement». «Les témoins pouvaient parler trois minutes chacun, la partie adverse pouvait parler trois minutes, les avocats pouvaient parler trois minutes: c'était pas un procès, je n'ai jamais vu un procès comme ça de toute ma vie», a-t-elle encore souligné.
Demande d'extradition
Les deux jeunes filles avaient été placées en détention provisoire à Santiago, dans une prison pour femmes, après la découverte dans leurs bagages, le 14 juin dernier, de six kilogrammes de drogue. Elles s'apprêtaient alors à rentrer en France à l'issue de leur séjour. Les deux jeunes femmes étaient venues passer une semaine de vacances au soleil pour fêter la fin de leurs examens, selon le site internet monté par leurs proches pour les soutenir: www.aveccelineetsarah.com.
Dans une lettre du 5 septembre publiée sur ce site, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, avait déjà souligné que la France ne pouvait «ni intervenir sur le fond d'une affaire de justice à l'étranger, ni interférer dans le fonctionnement de la justice d'un pays tiers, souverain sur son territoire».
La mère de Céline Faye a indiqué que les familles allaient demander l'extradition vers la France des deux jeunes filles pour y purger leur peine. La procédure d'extradition suppose que la condamnation soit définitive, a-t-on précisé au ministère des Affaires étrangères.
La France "n'a pas à remettre en cause le verdict prononcé" par la justice dominicaine, qui a condamné Céline Faye et Sarah Zaknoun, après la découverte de six kilos de drogue dans leurs bagages, a-t-on indiqué samedi au ministère des Affaires étrangères.
"La justice dominicaine s'est exprimée. On n'a pas à remettre en cause le verdict prononcé. La France n'a pas à interférer d'aucune manière que ce soit", a-t-on ajouté de même source.
Céline Faye et Sarah Zaknoun, 19 ans, toutes deux originaires de Besançon, ont été condamnées mercredi et jeudi par le tribunal pénal de Puerto Plata à huit ans de prison ferme pour trafic de drogue.
"Le procès s'est déroulé dans des conditions inacceptables", s'est indigné Me Emmanuel Marsigny, avocat des jeunes filles. "Nous allons faire appel et saisir les autorités françaises pour qu'elles aient un procès équitable", a-t-il annoncé.
"Il n'y a pas eu d'enquête, leurs valises avaient déjà été ouvertes aux douanes, le temps de parole des avocats était à peine de trois minutes, on ne connaît pas la pureté de la drogue, sans compter qu'un sachet d'un kilogramme n'en était pas, et elles n'ont pas eu d'interprète", a-t-il ajouté à l'issue de procès de Sarah Zaknoun, condamné à huit ans de prison dans la nuit de mercredi à jeudi, heure française.
Demande d'extradition
"Ma fille m'a appelé vendredi à deux heures du matin pour me dire qu'elle avait été condamnée à huit ans. Elle était déjà de retour en prison", a confié la mère de Céline Faye, condamnée à huit ans de réclusion dans la nuit de jeudi à vendredi, heure française.
Elle a précisé que les familles allaient demander l'extradition vers la France des deux jeunes filles pour y purger leur peine.
Les avocats avaient demandé l'acquittement pour les deux Bisontines, qui avaient toujours affirmé ignorer la provenance de la drogue, a-t-elle ajouté.
Les deux Bisontines avaient été placées en détention provisoire à Santiago, dans une prison pour femmes, après la découverte de six kilogrammes de substance illicite dans leurs bagages, le 14 juin dernier alors qu'elle s'apprêtaient à rentrer en France à l'issue de huit jours de vacances en République Dominicaine.
Le ministère public avait requis 15 ans de réclusion.
République dominicaine: une des deux Françaises dénonce un procès expéditif
Une des deux Françaises condamnées en République dominicaine à huit ans de prison ferme après la découverte de drogue dans leurs bagages, s'est dite victime d'un procès expéditif, tandis que le Quai d'Orsay a fait part samedi de son refus d'interférer dans l'affaire.
"Ils avaient aucune preuve contre nous", a estimé Sarah Zaknoun, 19 ans, jointe depuis sa cellule sur son téléphone portable, et selon laquelle la drogue a dû être glissée dans leurs bagages à leur insu à l'aéroport.
"La seule explication, pour moi, c'est à l'aéroport. Pas possible autrement", a-t-elle affirmé, en se disant "dégoûtée par ce jugement".
"Les témoins pouvaient parler trois minutes chacun, la partie adverse pouvait parler trois minutes, les avocats pouvaient parler trois minutes: c'était pas un procès, je n'ai jamais vu un procès comme ça de toute ma vie", a-t-elle encore souligné.
Céline Faye et Sarah Zaknoun, toutes deux originaires de Besançon, ont été condamnées mercredi et jeudi par le tribunal pénal de Puerto Plata à huit ans de prison ferme pour trafic de drogue.
"La justice dominicaine s'est exprimée. On n'a pas à remettre en cause le verdict prononcé. La France n'a pas à interférer d'aucune manière que ce soit" dans cette affaire, a-t-on néanmoins indiqué samedi au ministère des Affaires étrangères.
Les deux jeunes femmes étaient venues passer une semaine de vacances au soleil pour fêter la fin de leurs examens, selon le site internet monté par leurs proches pour les soutenir: www.aveccelineetsarah.com.
Les deux Bisontines avaient été placées en détention provisoire à Santiago, dans une prison pour femmes, après la découverte de six kilogrammes de substance illicite dans leurs bagages, le 14 juin dernier, alors qu'elle s'apprêtaient à rentrer en France à l'issue de leur séjour.
"Le procès s'est déroulé dans des conditions inacceptables", s'était indigné vendredi Me Emmanuel Marsigny, avocat des jeunes filles, précisant qu'il allait "faire appel et saisir les autorités françaises pour qu'elles aient un procès équitable".
La mère de Céline Faye a indiqué que les familles allaient demander l'extradition vers la France des deux jeunes filles pour y purger leur peine.
La procédure d'extradition suppose que la condamnation soit définitive, a-t-on précisé au ministère des Affaires étrangères.
Dans une lettre du 5 septembre publiée sur le site de soutien aux deux Bisontines, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, avait déjà souligné que la France ne pouvait "ni intervenir sur le fond d'une affaire de justice à l'étranger, ni interférer dans le fonctionnement de la justice d'un pays tiers, souverain sur son territoire".
Céline et Sarah : les internautes appellent à la "mobilisation"
BESANÇON._ Le procès de Céline et Sarah, à travers les articles de notre envoyé spécial mis en ligne sur le sité internet de « L'Est Républicain », suscite de nombreux commentaires d'internautes qui appellent à la mobilisation : « Nous ne pouvons pas laisser faire, il faut les sortir de là.. Il faut organiser une manifestation afin de dénoncer cette injustice » ...
« Huit ans pour ces deux jeunes filles après un procès bâclé, c'est intolérable. Leurs vies sont brisées » ... Hector, de nationalité chilienne et vivant à Besançon, est « révolté » par cette condamnation. « Il faut se mobiliser, ne pas rester indifférent... ». « Se mobiliser » pour convaincre le gouvernement de la France et son président Nicolas Sarkozy d'intervenir auprès des autorités dominicaines : « Il faut les sortir de cet enfer. M. Sarkozy, vous avez fait libérer Ingrid. Allez chercher Sarah et Céline ! »
La plupart sont convaincus que les deux jeunes filles sont à la fois victimes d'un coup monté et d'un système judiciaire. « On a volé leur innocence ! »
Deux jeunes Françaises viennent d'être condamnées à 8 ans de prison ferme pour trafic de drogue en République Dominicaine. Agées de 18 et 19 ans, elles sont détenues depuis sept mois aux Caraïbes après la découverte de 6 kg de cocaïne dans leurs bagages. Elles affirment être innocentes. Leurs familles dénoncent des procès bâclés et en appellent au gouvernement français.
Le voyage de rêve qui vire au cauchemar. Le verdict est tombé, vendredi comme un couperet: Céline et Sarah, respectivement 18 et 19 ans, viennent d'être condamnées à 8 ans de prison ferme en République Dominicaine pour trafic de drogue. Leurs avocats avaient demandé l'acquittement, les deux jeunes filles ayant toujours farouchement clamé leur innocence. Le ministère public, de son côté, avait requis 15 ans de réclusion. Les deux jeunes filles ont été jugées au cours de deux procès distincts.
Le 15 juin dernier, les deux amies, originaires de Besançon (Doubs) -où elles sont étudiantes en BTS secrétariat- s'apprêtent à embarquer pour Paris après 8 jours de vacances lorsqu'elles sont interpellées à l'aéroport de Puerto Plata, au nord du pays. Leurs valises, déjà enregistrées, sont ouvertes. Dans celle de Sarah, la police dit retrouver deux paquets d'un kilo de cocaïne et dans celle de Céline, trois paquets du même poids. Les deux Bisontines sont immédiatement placées en détention provisoire, à Santiago, dans une prison pour femme. Depuis leur arrestation, les deux jeunes filles n'ont eu de cesse de clamer leur innocence.
Les familles demandent leur extradition
"Nous allons faire appel et saisir les autorités françaises pour qu'elles aient un procès équitable", a immédiatement réagi Me Emmanuel Marsigny, l'un des deux avocats des jeunes filles. "Il n'y a pas eu d'enquête, leurs valises avaient déjà été ouvertes aux douanes, le temps de parole des avocats était à peine de trois minutes, on ne connaît pas la pureté de la drogue (...) et elles n'ont pas eu d'interprète, a-t-il résumé. Il n'y a pas eu non plus de relevés d'empreintes ou de placement sous scellés. Autant d'irrégularités qui laissent planer un doute quant au sérieux de l'instruction menée.
Les deux jeunes filles, abattues, viennent de demander à changer de prison. Jointe par téléphone par France Info, Sarah a fait part de toute sa détresse: "Je vais mal, très mal. Ils n'avaient aucune preuve contre nous(...).C'était pas un procès, je n'ai jamais vu un procès se dérouler comme ça. Je suis dégoutée, je ne réalise pas.(...) Je suis fatiguée, je suis vraiment très fatiguée", confiait la jeune fille depuis sa cellule. Les familles, également atterées par ce verdict, s'apprêtent à demander l'extradition vers la France des deux jeunes filles.
Les procès impliquant des Français ne sont pas rares sur l'île. Une vingtaine seraient actuellement en prison là-bas pour trafic de drogue, principalement soupçonnés d'avoir été des "mules", c'est à dire des passeurs de marchandise. La justice caribéenne met un point d'honneur à condamner ce trafic, n'hésitant pas à attribuer de lourdes peines pour l'exemple. Quitte, peut-être, à boucler un peu vite certaines enquêtes.
Françaises condamnées en République dominicaine: Paris "n'a pas à interférer"
PARIS, 13 déc 2008 (AFP) - La France "n’a pas à remettre en cause le verdict prononcé" par la justice dominicaine, qui a condamné à huit ans de prison ferme deux Françaises, après la découverte de six kilos de drogue dans leurs bagages, a-t-on indiqué samedi au ministère des Affaires étrangères.
"La justice dominicaine s’est exprimée. On n’a pas à remettre en cause le verdict prononcé. La France n’a pas à interférer d’aucune manière que ce soit", a-t-on ajouté de même source. Céline Faye et Sarah Zaknoun, 19 ans, toutes deux originaires de Besançon, ont été condamnées mercredi et jeudi par le tribunal pénal de Puerto Plata à huit ans de prison ferme pour trafic de drogue. L’avocat des deux jeunes filles, Me Emmanuel Marsigny, a estimé vendredi que le procès s’était "déroulé dans des conditions inacceptables", précisant qu’il allait "faire appel et saisir les autorités françaises pour qu’elles aient un procès équitable". Les deux jeunes filles avaient été placées en détention provisoire à Santiago après la découverte, le 14 juin dernier, de six kilogrammes de drogue alors qu’elle s’apprêtaient à rentrer en France à l’issue de leur séjour. Sarah Zaknoun a affirmé que la drogue avait dû être glissée dans leurs bagages à leur insu à l’aéroport. La mère de Céline Faye a indiqué que les familles allaient demander l’extradition vers la France des deux jeunes filles pour y purger leur peine. La procédure d’extradition suppose que la condamnation soit définitive, a-t-on précisé au ministère des Affaires étrangères.
République dominicaine: une des deux Françaises dénonce un procès expéditif
STRASBOURG, 13 déc 2008 (AFP) - Une des deux françaises condamnées en République dominicaine à huit ans de prison ferme, à la suite de la découverte de 6 kilos de drogue dans leurs bagages, s’est dite victime d’un procès expéditif, dans un entretien téléphonique diffusé samedi sur France Info.
"Ils avaient aucune preuve contre nous", a estimé Sarah Zaknoun, 19 ans, jointe depuis sa cellule sur son téléphone portable, selon laquelle la drogue a dû être glissée dans leurs bagages à leur insu à l’aéroport. "La seule explication, pour moi, c’est à l’aéroport. Pas possible autrement", a-t-elle affirmé, en se disant "dégoûtée par ce jugement". "Les témoins pouvaient parler trois minutes chacun, la partie adverse pouvait parler trois minutes, les avocats pouvaient parler trois minutes : c’était pas un procès, je n’ai jamais vu un procès comme ça de toute ma vie", a-t-elle encore souligné. Céline Faye et Sarah Zaknoun, toutes deux originaires de Besançon, ont été condamnées mercredi et jeudi par le tribunal pénal de Puerto Plata à huit ans de prison ferme pour trafic de drogue. Elles étaient venues passer une semaine de vacances au soleil pour fêter la fin de leurs examens, selon le site internet monté par leurs proches pour les soutenir : www.aveccelineetsarah.com. Les deux Bisontines avaient été placées en détention provisoire à Santiago, dans une prison pour femmes, après la découverte de six kilogrammes de substance illicite dans leurs bagages, le 14 juin dernier, alors qu’elle s’apprêtaient à rentrer en France à l’issue de leur séjour. "Le procès s’est déroulé dans des conditions inacceptables", s’était indigné vendredi Me Emmanuel Marsigny, avocat des jeunes filles, précisant qu’il allait "faire appel et saisir les autorités françaises pour qu’elles aient un procès équitable".
République Dominicaine - Sarah et Céline : 8 ans de prison ferme
Il y a des pays où il vaut mieux ne pas avoir de valises… En juin dernier les douanes de la République Dominicaine trouvent dans leur valise, dans un double fond zippé, 6 kg de drogue (cocaïne) , selon leurs proches et la défense, l’origine en est inconnue. elles ont été condamnées toutes les deux à 8 ans de prison.
"Nous allons faire appel et saisir les autorités françaises pour qu’elles aient un procès équitable", a annoncé Me Emmanuel Marsigny, un des deux avocats des jeunes filles. "Il n’y a pas eu d’enquête, leurs valises avaient déjà été ouvertes aux douanes, le temps de parole des avocats était à peine de trois minutes, on ne connaît pas la pureté de la drogue, sans compter qu’un sachet d’un kilogramme n’en était pas, et elles n’ont pas eu d’interprète", a expliqué l’avocat.
Les familles entendaient demander leur extradition vers la France. Toutefois cette procédure n’est pas simple, en effet, sans négociations entre les deux pays Sarah et Céline ne pourront pas quitter les prisons de l’île car aucune conventions d’extradition n’existe entre la République Dominicaine et la France.
Les prisons Dominicaines sont rudes et réputées dangereuses, la prison de Santiago est la moins insupportables, avec 65 places et 90 détenues. Mais en règle général tous types de criminels et de délits se côtoient dans ses établissement largement déshumanisés. On ne sait pas encore si durant 8 ans, Sarah Zaknoun et Céline Faye reconnue coupable de trafic de drogue par a justice de la République Dominicaine, bénéficieront de mesures d’incarcération plus correcte et surtout sécurisées.
En France le maire de Besançon a rendu un communiqué de presse sur l’affaire, Jean-Louis Foussere y explique son "émotion et tristesse" suite au "sort réservé aux deux jeunes Bisontines Sarah Zaknoun et Céline Faye, condamnées à huit années de réclusion en République Dominicaine, dans une affaire de stupéfiants dont les contours me semblent bien flous." (…) "Sans perdre de temps, je vais entrer en contact avec le ministère des Affaires étrangères, les autorités compétentes sur place et avec l’ambassade de France en République Dominicaine, afin que tout soit mis en oeuvre pour veiller à ce que nos deux compatriotes soient traitées avec respect et dignité." Conclut le maire de la ville d’où sont originaires les deux amies.
radinrue.com
Nota, à l’origine cet article était illustré par une photo de Eric Daviatte, journaliste à L’Est Républicain, toutefos suite à une erreur d’appréciation de Radin Rue, l’accord de l’auteur n’a pas été demandé. Aussi nous prions Monsieur Daviatte de nous en excuser, et retirons la photo en question.
Le tribunal pénal de Puerto Plata, en République Dominicaine, a condamné mercredi et jeudi deux jeunes filles de 19 ans, originaires de Besançon, à huit ans de prison ferme pour trafic de drogue. «Le procès s’est déroulé dans des conditions inacceptables », s’est indigné Me Emmanuel Marsigny, avocat des jeunes filles. «Nous allons faire appel et saisir les autorités françaises pour qu’elles aient un procès équitable », a-t-il annoncé. «Il n’y a pas eu d’enquête, leurs valises avaient déjà été ouvertes aux douanes, le temps de parole des avocats était à peine de trois minutes, on ne connaît pas la pureté de la drogue, sans compter qu’un sachet d’un kilogramme n’en était pas, et elles n’ont pas eu d’interprète», a-t-il ajouté à l’issue de procès de Sarah Zaknoun, condamné à huit ans de prison dans la nuit de mercredi à jeudi, heure française. «Ma fille m’a appelé hier à deux heures du matin pour me dire qu’elle avait été condamnée à huit ans. Elle était déjà de retour en prison », a confié la mère de Céline Faye. Elle a précisé que les familles allaient demander l’extradition vers la France des deux jeunes filles pour y purger leur peine. Les avocats avaient demandé l’acquittement pour les deux Bisontines, qui avaient toujours affirmé ignorer la provenance de la drogue. Les deux jeunes femmes avaient été placées en détention provisoire à Santiago, dans une prison pour femmes, après la découverte de six kilogrammes de substance illicite dans leurs bagages, le 14 juin dernier alors qu’elles s’apprêtaient à rentrer en France à l’issue de huit jours de vacances en République Dominicaine. Le ministère public avait requis 15 ans de réclusion.
Sarah et Céline: "La Ville de Besançon ne vous abandonnera pas"
A la suite du jugement intervenu cette semaine dans l’affaire des deux Bisontines poursuivies et condamnées en République Dominicaine pour trafic de drogue, Jean-Louis Fousseret a fait savoir qu’il mettrait tout en œuvre pour que "nos deux compatriotes soient traitées avec respect et dignité".
Le communique du maire: « C’est avec émotion et tristesse que j’ai appris le sort réservé aux deux jeunes Bisontines Sarah Zaknoun et Céline Faye, condamnées à huit années de réclusion en République Dominicaine, dans une affaire de stupéfiants dont les contours me semblent bien flous.
Sans me substituer aux avocats ni aux juges et sans me prononcer sur le fond de cette triste affaire jugée dans un état souverain, ni sur d’éventuelles suite ou appels, je ne peux que regretter l’ampleur de la peine infligée à ces deux jeunes filles, en rapport aux incertitudes qui continuent de planer sur ce dossier.
En ce jour bien triste, j’ai une pensée toute particulière pour les familles de Céline et Sarah, que j’ai eu l’occasion de rencontrer et de soutenir à plusieurs reprises ces derniers mois. Que ces familles qui sont aujourd’hui plongées dans le chagrin sachent que la Ville de Besançon est à leurs côtés et ne les abandonnera pas.
Sans perdre de temps, je vais entrer en contact avec le ministère des Affaires étrangères, les autorités compétentes sur place et avec l’ambassade de France en République Dominicaine, afin que tout soit mis en oeuvre pour veiller à ce que nos deux compatriotes soient traitées avec respect et dignité ».
Besançon : Sarah / Céline : La réaction de Jean Louis Fousseret
Doubs - Besançon
Dans un communiqué de presse, le Maire de Besançon, Jean Louis Fousseret témoigne son émotion et sa tristesse suite à la condamnation des deux bisontines Sarah Zaknoun et Céline Faye.
"C’est avec émotion et tristesse que j’ai appris le sort réservé aux deux jeunes Bisontines Sarah Zaknoun et Céline Faye, condamnées à huit années de réclusion en République Dominicaine, dans une affaire de stupéfiants dont les contours me semblent bien flous » explique le Maire Bisontin. . Et de rajouter « Sans me substituer aux avocats ni aux juges et sans me prononcer sur le fond de cette triste affaire jugée dans un état souverain, ni sur d’éventuelles suite ou appels, je ne peux que regretter l’ampleur de la peine infligée à ces deux jeunes filles, en rapport aux incertitudes qui continuent de planer sur ce dossier "
Dans ce même communiqué Mr Fousseret tient à préciser qu’il n’abandonnera pas les familles des deux adolescentes. "Que ces familles qui sont aujourd’hui plongées dans le chagrin sachent que la Ville de Besançon est à leurs côtés et ne les abandonnera pas"
L’édile bisontin ajoute également que sans perdre de temps, il va entrer en contact avec le ministère des Affaires étrangères, les autorités compétentes sur place et avec l’ambassade de France en République Dominicaine, "afin que tout soit mis en oeuvre pour veiller à ce que nos deux compatriotes soient traitées avec respect et dignité".
Trafic de drogue en République Dominicaine : huit ans de prison
Sarah Zaknoun et Céline Faye ont 19 ans. En juin dernier, après une semaine de vacances passées en République Domincaine et alors qu'elles s'apprêtaient à rentrer en France, six kilogrammes de substance illicite ont été retrouvés dans leurs bagages. Elles viennent d'être condamnées à huit ans de prison de ferme pour trafic de drogue. "Le procès s'est déroulé dans des conditions inacceptables", s'est indigné Me Emmanuel Marsigny, avocat des jeunes filles. "Nous allons faire appel et saisir les autorités françaises", a-t-il annoncé. "Il n'y a pas eu d'enquête, leurs valises avaient déjà été ouvertes aux douanes, le temps de parole des avocats était à peine de trois minutes, on ne connaît pas la pureté de la drogue, sans compter qu'un sachet d'un kilogramme n'en était pas, et elles n'ont pas eu d'interprète", a-t-il ajouté. Elles ont toujours affirmé ignorer la provenance de la drogue.
La mère de Céline a précisé que les familles allaient demander l'extradition vers la France des deux jeunes filles, originaires de Besançon, pour y purger leur peine.
République Dominicaine : l'appel à l'aide de deux Françaises emprisonnées
Le tribunal pénal de Puerto Plata, en République Dominicaine, a condamné mercredi et jeudi deux jeunes filles de 19 ans, originaires de Besançon, à huit ans de prison ferme pour trafic de drogue. Leur avocat a dénoncé les conditions dans lesquelles s’est déroulé le procès et a annoncé son intention de demander l'intervention de l'Etat français pour faire pression. En réponse, le Quai d'Orsay a fait savoir que Paris n'avait pas à "interférer" dans ce dossier.
Huit ans de prison ferme :c’est la peine à laquelle viennent d’être condamnées deux jeunes Françaises par le tribunal pénal de Puerto Plata, en République Dominicaine. La justice de ce pays, où elles passaient des vacances, les a reconnues coupables de trafic de drogue. En juin dernier, six kilos de "poudre" ont été découverts dans leurs bagages. Les deux amies d'enfance, âgées de 19 ans et originaires de Besançon, ont toujours affirmé ne pas savoir d’où proviennent ces substances illicites, dont la nature n’a pas été précisée.
"Ils avaient aucune preuve contre nous",a estimé Sarah Zaknoun, jointe depuis sa cellule sur son téléphone portable, et selon laquelle la drogue a dû être glissée dans leurs bagages à leur insu à l'aéroport. "La seule explication, pour moi, c'est à l'aéroport. Pas possible autrement", a-t-elle affirmé, en se disant "dégoûtée par ce jugement". "Les témoins pouvaient parler trois minutes chacun, la partie adverse pouvait parler trois minutes, les avocats pouvaient parler trois minutes : c'était pas un procès, je n'ai jamais vu un procès comme ça de toute ma vie", a-t-elle encore souligné.
"Le procès s'est déroulé dans des conditions inacceptables (…) Il n'y a pas eu d'enquête, leurs valises avaient déjà été ouvertes aux douanes, le temps de parole des avocats était à peine de trois minutes, on ne connaît pas la pureté de la drogue, sans compter qu'un sachet d'un kilogramme n'en était pas, et elles n'ont pas eu d'interprète", s’est indigné de son côté Me Emmanuel Marsigny, l’avocat de Sarah Zaknoun et Céline Faye. Les avocats des deux jeunes Françaises avaient demandé leur acquittement. Le ministère public de Républicaine dominicaine avait requis de son côté 15 ans de réclusion.
Me Marsigny,qui a annoncé son intention de faire appel, comptait sur l'aide des autorités françaises. Le Quai d'Orsay a répondu samedi que la France "n'a(vait) pas à remettre en cause le verdict prononcé" par la justice dominicaine. 3La France n'a pas à interférer d'aucune manière que ce soit", a précisé une source au ministère français des Affaires étrangères. Les familles des deux jeunes filles devraient elles demander leur extradition vers la France pour y purger leur peine. Mais cette procédure ne peut être enclenchée que si la condamnation est définitive.
Pour en savoir plus : le site créé pour soutenir les deux jeunes filles.
République Dominicaine : 8 ans de prison pour deux Françaises
Reconnues coupables de trafic de drogue, deux jeunes Françaises ont été condamnées à huit années de prison. Elles nient les faits.
Elles auraient essayé de ramener dans leurs bagages pas moins de 6 kilos de cocaïne. Sarah Zaknoun, 19 ans, et Céline Faye, 18 ans, deux étudiantes de Besançon, ont été condamnées chacune à huit années de prison par le tribunal pénal de Puerto Plata, en République Dominicaine.
Alors qu'elles s'apprêtaient à reprendre leur avion direction Paris le 14 juin dernier, les deux femmes ont été arrêtées à la douane pour une fouille de leurs bagages, déjà enregistrés.
Selon la police républicaine, il aurait été découvert 2 kilos de cocaïne dans la valise de l'une et deux fois ce poids dans celle de son amie. Au total, entre 5 et 6 kilos de drogue auraient été saisis.
Les deux bisontines nient totalement les faits. Elles ont réclamé, en vain, des investigations complémentaires mais n'ont obtenu satisfaction. Elles affirment avoir été victimes d'un piège et se plaignent de mauvais traitements et de vices de procédure de la part de la police.
Le tribunal de Puerto Plata a rendu son jugement les 10 et 11 décembre. Chacune écope de huit ans de prison ferme. "Nous allons faire appel", a annoncé Maître Emmanuel Marsigny, avocat des jeunes filles. "Il n’y a pas eu d’enquête, leurs valises avaient déjà été ouvertes aux douanes, le temps de parole des avocats était à peine de trois minutes, on ne connaît pas la pureté de la drogue, sans compter qu’un sachet d’un kilogramme n’en était pas, et elles n’ont pas eu d’interprète", a-t-il précisé.
La justice dominicaine condamne deux jeunes habitantes de Besançon à huit ans de prison pour trafic de drogue
République dominicaine: une des deux Françaises dénonce un procès expéditif
Le tribunal pénal de Puerto Plata (République dominicaine) a condamné mercredi et jeudi au cours de procès distincts deux étudiantes de Besançon (Doubs), Sarah Zaknoun, 19 ans, et Céline Faye, 18 ans, à huit ans de prison pour trafic de drogue.
Les deux jeunes filles nient farouchement ces accusations. "Ce fut une parodie de justice", dénonce Me Benjamin Grundler, du cabinet Metzner, l'un de leurs avocats, qui revenait vendredi de Puerto Plata. "Nous allons faire appel et demander l'intervention de la présidence française, de la chancellerie et du ministère des Affaires Etrangères", a-t-il déclaré vendredi à l'Associated Press.
Le 14 juin dernier, les deux amies s'apprêtent à embarquer pour Paris lorsqu'elles sont interpellées dans l'aéroport de Puerto Plata. Leurs valises respectives, déjà enregistrées, ont été ouvertes. Dans celle de Sarah, il y avait, selon l'accusation, deux paquets d'un kilo, dans celle de Céline, trois paquets du même poids.
"Pour la justice dominicaine, le délit était constitué, or l'un des sachets de la valise de Sarah était une substance licite, sucre ou farine, pour le reste, on nous a dit que c'était de l'héroïne et de la cocaïne, les réactions à l'analyse étant les mêmes, positives!" poursuit l'avocat.
Pas de relevés d'empreintes, pas de placement sous scellés. "Et pendant le procès, nous n'avons eu un temps de parole limité à quelques minutes par point de procédure", regrette-t-il.
La drogue avait été cachée dans le double fond zippé des valises. Le ministère public parle de cadenas, ce qu'a réfuté Céline qui affirme qu'il n'y avait pas de système de fermeture.
Procès inéquitable pour les conseils: "Lors de leurs arrestations, l'interprète est une salariée d'une compagnie aérienne, non assermentée, qui connaît fort peu le français et qui de ce fait n'a pas notifié, selon les règles habituelles, aux deux franc-comtoises, leurs droits", a-t-il ajouté.
Me Grundler met en avant une série de fautes de procédures et une une enquête bâclée. Le ministère public dominicain a requis 15 ans de prison pour chacune. Elles encouraient de cinq à 20 ans. Comme elles ne sont pas connues comme "mule", elles ont écopées d'une peine moyenne.
"Toutes deux, étudiantes en BTS secrétariat, avaient travaillé pour se payer ce voyage d'une semaine", souligne Me Grundler. Un voyage qui se termine en cauchemar. Les deux Françaises ont demandé à changer de prison et sont abattues. Seule la soeur de Sarah a pu venir les réconforter. Le père de Céline, âgé de 82 ans, est malade.
En République dominicaine, une vingtaine de Français sont emprisonnés pour trafic de drogue, la plupart accusés d'avoir été des mules, la justice locale étant très sévère sur ce point.
Liens médias :Une interview de Me Grundler - Une interview de Sarah (mise à jour à 18h35 sur le site France Info)
8 ans de prison ferme pour deux Françaises en République Dominicaine
Le tribunal pénal de Puerto Plata, en République Dominicaine, a condamné deux jeunes filles originaires de Besançon, à huit ans de prison ferme pour trafic de drogue. Agées de 18 et 19 ans elles sont détenues aux Caraïbes depuis la découverte de 6 kg de cocaïne dans leurs bagages le 15 juin dernier.
"Nous allons faire appel et saisir les autorités françaises pour qu’elles aient un procès équitable", a annoncé Me Emmanuel Marsigny, un des deux avocats des jeunes filles. "Il n’y a pas eu d’enquête, leurs valises avaient déjà été ouvertes aux douanes, le temps de parole des avocats était à peine de trois minutes, on ne connaît pas la pureté de la drogue, sans compter qu’un sachet d’un kilogramme n’en était pas, et elles n’ont pas eu d’interprète", a-t-il ajouté.
Les deux Bisontines avaient été placées en détention provisoire en République Dominicaine à la suite de la découverte de 6 kg de cocaïne, dont elles affirment ne pas connaître la provenance, dans leur bagages alors qu’elles s’apprêtaient à rentrer en France après leur vacances en juin dernier. "Ma fille m’a appelé vendredi à deux heures du matin pour me dire qu’elle avait été condamnée à huit ans. Elle était déjà de retour en prison", a confié la mère d’une des deux jeunes.
Elle a précisé que les familles allaient demander l’extradition vers la France de Céline Faye et Sarah Zaknoun pour y purger leur peine. Les avocats avaient demandé l’acquittement pour les deux Bisontines, qui avaient toujours affirmé ignorer la provenance de la drogue, a-t-elle ajouté. Le ministère public avait requis 15 ans de réclusion.
L’ancien ambassadeur de République Dominicaine en France, Raymundo Garrido, a rencontré en septembre les deux Bisontines et assure qu’elles sont "bien traitées". "J’ai pu m’entretenir le 2 septembre avec Céline Faye et Sarah Zaknoun, qui sont actuellement dans une prison pour femmes de Santiago où elles sont bien traitées par les gardiennes et régulièrement suivies par un médecin", a déclaré l’ancien ambassadeur. Caroline Caldier avec agences
Faits divers - Le 12/12/08 - 11h05 - Mise à jour : 12h30
Deux Françaises condamnées en République dominicaine
Le tribunal pénal de Puerto Plata, au nord de la République Dominicaine, a condamné mercredi et jeudi deux jeunes filles de 19 ans, originaires de Besançon, à huit ans de prison ferme pour trafic de drogue, soulevant le désarroi de leurs familles. «Le procès s'est déroulé dans des conditions inacceptables», s'est indigné Me Emmanuel Marsigny, avocat des jeunes filles.
«Il n'y a pas eu d'enquête, leurs valises avaient déjà été ouvertes aux douanes, le temps de parole des avocats était à peine de trois minutes, on ne connaît pas la pureté de la drogue, sans compter qu'un sachet d'un kilogramme n'en était pas, et elles n'ont pas eu d'interprète», a-t-il ajouté à l'issue de procès de Sarah Zaknoun, condamné à huit ans de prison dans la nuit de mercredi à jeudi, heure française.
«Ma fille m'a appelé vendredi à deux heures du matin pour me dire qu'elle avait été condamnée à huit ans. Elle était déjà de retour en prison», a confié la mère de Céline Faye.
Les avocats veulent faire appel de la décision et saisir les autorités françaises pour qu'elles exigent un procès équitable. Les familles vont demander l'extradition vers la France des deux jeunes filles pour y purger leur peine.
Des procès fréquents contre les Français
Les deux Bisontines avaient été placées en détention provisoire à Santiago, dans une prison pour femmes, après la découverte de six kilogrammes de substance illicite dans leurs bagages, le 14 juin dernier alors qu'elle s'apprêtaient à rentrer en France à l'issue de huit jours de vacances en République Dominicaine. Le ministère public avait requis 15 ans de réclusion.
Les procès impliquant des Français sont assez fréquents sur l'île caraïbéenne. Une importante communauté s'est installée là-bas dans les années 1980, notamment dans la région cotière de Las Terrenas. Et pour beaucoup, la première génération fuyait le fisc français, à une époque où aucun accord d'extradition ne liait les deux pays. C'est d'ailleurs en République dominicaine que Didier Schuller avait trouvé refuge de 1996 à 2002 pour échapper à la justice dans l'affaire des HLM des Hauts-de-Seine. En outre, le tourisme draine beaucoup de voyageurs qui se retrouvent, parfois volontairement, parfois à leur corps défendant, impliqués dans des affaires de drogue ou de pédophilie. Pour gérer ces affaires aussi sensibles policièrement que diplomatiquement, le ministère de l'Intérieur dispose à plein temps d'un fonctionnaire de police à l'ambassade de Saint-Domingue chargé de traiter ces affaires.
info France - Republique Dominicaine - Le 12/12/08 - 11:00
Deux Françaises condamnées pour trafic de drogue
En République Dominicaine, deux Françaises de 19 ans ont été condamnées à huit ans de prison pour trafic de drogue
"Le procès s'est déroulé dans des conditions inacceptables", s'est indigné l'avocat des deux Bisontines jugées par le tribunal pénal de Puerto Plata. 6 kg de substance illicite avaient été trouvés dans leurs bagages en juin alors qu'elles rentraient en France.
Les familles entendaient demander leur extradition vers la France.
Les deux Bisontines avaient alors été placées en détention provisoire à Santiago, dans une prison pour femmes, à l'issue de huit jours de vacances passées en République Dominicaine.
République Dominicaine : deux Bisontines condamnées à huit ans de prison pour trafic de drogue
Le tribunal pénal de Puerto Plata, en République Dominicaine, a condamné mercredi et jeudi deux jeunes filles de 19 ans, originaires de Besançon, à huit ans de prison ferme pour trafic de drogue, a-t-on appris vendredi auprès de leur avocat français et d'une des familles.
«Le procès s'est déroulé dans des conditions inacceptables», s'est indigné Me Emmanuel Marsigny, avocat des jeunes filles. «Nous allons faire appel et saisir les autorités françaises pour qu'elles aient un procès équitable», a-t-il annoncé.
«Il n'y a pas eu d'enquête, leurs valises avaient déjà été ouvertes aux douanes, le temps de parole des avocats était à peine de trois minutes, on ne connaît pas la pureté de la drogue, sans compter qu'un sachet d'un kilogramme n'en était pas, et elles n'ont pas eu d'interprète», a-t-il ajouté à l'issue de procès de Sarah Zaknoun, condamné à huit ans de prison dans la nuit de mercredi à jeudi, heure française.
«Ma fille m'a appelé vendredi à deux heures du matin pour me dire qu'elle avait été condamnée à huit ans. Elle était déjà de retour en prison», a confié la mère de Céline Faye, condamnée à huit ans de réclusion dans la nuit de jeudi à vendredi, heure française.
Elle a précisé que les familles allaient demander l'extradition vers la France des deux jeunes filles pour y purger leur peine.
Les avocats avaient demandé l'acquittement pour les deux Bisontines, qui avaient toujours affirmé ignorer la provenance de la drogue, a-t-elle ajouté.
Les deux Bisontines avaient été placées en détention provisoire à Santiago, dans une prison pour femmes, après la découverte de six kilogrammes de substance illicite dans leurs bagages, le 14 juin dernier alors qu'elle s'apprêtaient à rentrer en France à l'issue de huit jours de vacances en République Dominicaine.
Le ministère public avait requis 15 ans de réclusion.
Quel avenir pour Sarah et pour Céline, si elle est, elle aussi, condamnée ? Sur l'île, reste à savoir dans quelle prison, elles seront incarcérées. Celle de Santiago, où elles sont actuellement, est dure mais de taille humaine : quelque 85 détenues pour 60 places. Il n'en est pas de même ailleurs, à Saint-Domingue notamment, où les prisons sont représentées comme une porte de l'enfer pour les étrangers noyés dans la réalité criminelle du pays.
L'avenir se joue aussi sur le terrain du combat judiciaire. D'ores et déjà, plusieurs pistes se dessinent. Parmi elles, l'appel. Mais les familles auront-elles les moyens financiers de le faire ? Benjamin Grundler annonce aussi que la Présidence française et la Chancellerie seront approchées afin de leur exposer les carences du procès. Objectif : que des négociations soient engagées entre les deux pays. Rappelons qu'une convention d'extradition n'existe pas entre la République Dominicaine et la France. Sarah, et Céline si elle est condamnée, purgeront leur peine à quelque 10.000 kilomètres de leurs familles et de leurs amis.
« Nous avons acheté un billet d'avion en imaginant les palmiers et les plages. Nous sommes maintenant dans une prison sur une île où tout semble permis.»
DERNIERE HEURE...Tout comme son amie Sarah Zaknoun, Céline Faye a été reconnue coupable de trafic de drogue. La justice de la République Dominicaine, engagée dans un combat sans merci contre un fléau national, n'a pas retenu la carence de preuves...
. Mis en ligne à 8 h. De notre envoyé spécial Eric DAVIATTE.
COMMENTEZ...Lire aussi: . Huit ans pour Sarah. . Quels recours ?
Le jugement est tombé jeudi soir à 19 h, heure locale de Puerto Plata en République Dominicaine. Soit minuit en France. La bisontine Céline Faye, 19 ans, est reconnue coupable de trafic de drogue et devra purger une peine de huit ans. Huit ans, c'est la même sentence qui avait été prononcée la veille à l'encontre de l'amie de Céline, Sarah Zaknoun. Les deux Franc-Comtoises avaient été arrêtées le 14 juin dernier à l'aéroport de Puerto Plata avec des sachets de substances illicites dans leurs valises. Tout au long de la procédure, les deux filles avaient clamé leur innocence affirmant qu'un trafiquant avait dû profiter d'un moment d'inattention pour glisser des sachets de cocaïne dans leurs valises. Au tribunal jeudi, Céline Faye l'a redit aux juges, des sanglots étranglant sa voix : « Vous nous condamnez à la place d'un autre. »
Le juge n'a visiblement pas retenu l'hypothèse émise par les avocats de la défense, M° Pichardo Juan et M° Urena Cid. « Comment un trafiquant mettrait de la drogue dans des valises sans savoir leur destination finale ? », a assené le président du tribunal. Et puis, le ministère public parle d'un cadenas. Mais les témoins se contredisent. Le cadenas était-il à clé ou à code ? Céline affirme que sa valise n'avait pas de système de sécurité. Comme pour le procès de Sarah, la veille, c'est parole contre parole. Pas question non plus de cautionner l'absence de preuves dénoncées par les avocats. Ces derniers avait argué qu'il ne suffit pas de trouver de la drogue dans la valise de quelqu'un pour conclure que c'est cette personne qui la mise.
"Aucune preuve"
Les arguments sont démontés un à un au moment de prononcer la peine. On comprend mieux dès lors pourquoi les juges ont délibéré une demi-heure contre quelques minutes seulement pour le procès de Sarah. Mercredi, pour la deuxième affaire, les juges avaient visiblement une seule envie : réfuter pénalement, un par un, chaque défaut de procédure évoqué par les avocats. Pas question d'annuler les procès verbaux soupçonnés d'irrégularité ou de cautionner une quelconque violation des droits. C'est sûrement pour cette raison que la justice dominicaine n'a pas validé le témoignage de Sarah, venue apporter son soutien à Céline. Sarah a déclaré que la fouille de Céline avait été effectuée devant des hommes. « Contrairement aux Droits de l'Homme », avait signalé l'avocat.
Les seuls éléments en faveur de l'accusée concerne son jeune âge et l'absence d'antécédents judiciaire. Au moment de parler avant que le tribunal ne délibère, Sarah a vidé son cœur : « Nous étions venues pour une semaine de vacances? Après, nous n'avons plus rien compris. Trois hommes en civil sont venus nous demander nos papiers et notre billet... Vous avez déjà condamné Sarah à huit ans. C'est injuste. Son papa a 82 ans et est malade. Ma mère est toute seule. Vous n'avez aucune preuve contre nous et vous détruisez nos vies. »
La jeune Bisontine a été condamnée mercredi soir pour trafic de drogue, malgré ses cris d'innocence. Début du procès, hier, de Céline Faye, son amie.
PUERTO PLATA._ Des heures et des heures de procès au tribunal pénal de Puerto Plata, en République Dominicaine. Mais quelques minutes seulement pour délibérer sur la culpabilité ou non de Sarah Zaknoun, 19 ans, mercredi soir. Et une sentence impitoyable : la Bisontine est condamnée à huit ans de prison ferme pour trafic de drogue.
Le procès aura révélé le fossé culturel entre la justice dominicaine et la perception du droit français et international. Le juge a été formel au moment de prononcer la sentence : Sarah Zaknoun était propriétaire d'une valise contenant des substances illicites. Elle avait un billet d'avion pour Paris. Le délit de trafic de drogue international est constitué à la date du 14 juin 2008. Dans ce cas, impossible pour l'avocat de la défense, Me Pichardo Juan, de faire admettre qu'il manque des éléments de preuves incontournables pour une justice sereine : Sarah a-t-elle mis elle-même la drogue dans ses bagages ou l'opération a-t-elle eu lieu à son insu ? Rappel des faits : les paquets de drogue n'ont pas été placés sous scellés. Lorsque la défense a demandé des relevés d'empreintes, il était trop tard.
La justice dominicaine n'a pas tenu compte non plus des fautes de procédure relevées par la défense. L'interprète, présente au moment de l'arrestation, une salarié de la compagnie aérienne, ne maîtrisait pas suffisamment le français pour lire les droits. « Certes, mais il ne peut pas y avoir des interprètes partout, dans les aéroports notamment.» Le reste est à l'avenant. Ni les erreurs sur les horaires de procès verbaux ni les incohérences n'entraîneront la nullité du dossier.
Quinze ans demandés
Faits constitués, procédure valide. Les juges entraient alors en voie de condamnation. Le ministère public avait demandé quinze ans. Sarah écope de huit ans, parce qu'elle « n'appartient pas au monde du crime dans son pays ».
« Je suis en prison alors que le vrai coupable est dehors », a conclu mercredi soir Sarah avant de s'effondrer. A Nabyla Zaknoun, sœur de Sarah présente au procès, Me Pichardo Juan essaie d'expliquer : « Le président de la République Dominicaine a déclaré qu'il n'y aurait aucune tolérance pour les affaires de drogues, qui sont le fléau national. »
« Oui, mais comment se fait-il qu'une des détenues de la prison n'a eu que cinq ans alors qu'elle a été arrêtée avec cinq kilos de cocaïne et qu'elle a avoué », dénoncent Céline et Sarah. L'explication est simple : la justice se montre plus clémente dans les « plaider coupable ». Négociations au menu.
« Toujours est-il que nous sommes dans un pays qui condamne les ressortissants étrangers sur des dossiers fragiles qui ne tiennent pas », analyse Benjamin Grundler, du cabinet parisien Metzner et conseil des deux Bisontines. « Un touriste peut donc être piégé par un trafiquant et payer pour lui. » Benjamin Grundler dénonce tour à tour violation des droits fondamentaux, mensonges dans l'acte d'accusation, enquête choquante... « En quatre minutes, on donne huit ans de prison ! » Hier, c'était au tour de Céline de comparaître pour des faits similaires. La demoiselle avait un peu plus de drogue dans sa valise. A Puerto Plata, l'heure n'était pas à un quelconque optimisme.
• Le délibéré du procès de Céline sera en ligne ce matin sur www.estrepublicain.fr.
La jeune Bisontine a été condamnée mercredi soir pour trafic de drogue, malgré ses cris d'innocence. Début du procès ce soir de Céline Faye, son amie, poursuivie pour les mêmes faits.
. Mis en ligne à 8 h. Actualisé à 14 h 30. SUIVRE l'ACTUALISATION du procès sur notre site aujourd'hui à travers le reportage de notre envoyé spécial Eric DAVIATTE.COMMENTEZ...
Des heures et des heures de procès au tribunal pénal de Puerto Plata, en République Dominicaine. Mais quelques minutes seulement pour délibérer sur la culpabilité ou non de Sarah Zaknoun, 19 ans, mercredi soir. Et une sentence impitoyable : la Bisontine est condamnée à huit ans de prison ferme pour trafic de drogue. Le procès aura révélé le fossé culturel entre la justice dominicaine et la perception du droit français et international. Le juge a été formel au moment de prononcer la sentence : Sarah Zaknoun était propriétaire d'une valise contenant des substances illicites. Elle avait un billet d'avion pour Paris. Le délit de trafic de drogue international est constitué à la date du 14 juin 2008.
Pas une justice sereine
Dans ce cas, impossible pour l'avocat de la défense, M° Pichardo Juan, de faire admettre qu'il manque des éléments de preuves incontournable pour une justice sereine : Sarah a-t-elle mis elle-même la drogue dans ses bagages ou l'opération a-t-elle eu lieu à ses insu ? Rappel des faits : les paquets de drogue n'ont pas été placés sous scellés. Lorsque la défense a demandé des relevés d'empreintes, il était trop tard. La justice dominicaine n'a pas tenu compte non plus des fautes de procédure relevés par la défense. L'interprète, présente au moment de l'arrestation, une salarié de compagnie aérienne, ne maîtrisait pas suffisamment le français pour lire les droits. « Certes, mais il ne peut pas y avoir des interprètes partout, dans les aéroports notamment.» Le reste est à l'avenant. Ni les erreurs sur les horaires de procès verbaux ni les incohérences n'entraîneront la nullité du dossier.
" Le vrai coupable est dehors "
Faits constitués, procédure valide. Les juges entraient alors en voie de condamnation. Le ministère public avait demandé quinze ans. Sarah écopent de huit ans, parce qu'elle « n'appartient pas au monde du crime dans son pays ». « Je suis en prison alors que le vrai coupable est dehors », a conclu mercredi soir Sarah avant de s'effondrer. A Nabyla Zaknoun, sœur de Sarah présente au procès, M° Pichardo Juan essaie d'expliquer : « Le président de la République Dominicaine a déclaré qu'il n'y aurait aucune tolérance pour les affaires de drogues, qui sont le fléau national. »
« Oui, mais comment se fait-il qu'une des détenues de la prison n'a eu que cinq ans alors qu'elle a été arrêtée avec cinq kilos de cocaïne et qu'elle a avoué », dénoncent Céline et Sarah. L'explication est simple : la justice se montre plus clémente dans les plaidés coupable. Négociations au menu. « Toujours est-il que nous sommes dans un pays qui condamnent les ressortissants étrangers sur des dossiers fragiles qui ne tiennent pas », analyse Benjamin Grundler, du cabinet parisien Metzner et conseil des deux Bisontines. « Un touriste peut donc être piégé par un trafiquant et payer pour lui. » Benjamin dénonce tour à tour violation des droits fondamentaux, mensonges dans l'acte d'accusation, enquête choquante... « En quatre minutes, on donnait huit ans de prison ! »Ce soir, c'était au tour de Céline de comparaître pour des faits similaires. La demoiselle avait un plus de drogue dans sa valise. A Puerto Plata hier, l'heure n'était pas à un quelconque optimisme.
A la Une de la presse Gros plan quotidien sur la presse française et internationale
6H20 : Un cri d’innocence, la colère grecque, le retour de la turberculose, un suicide assisté à la télé britannique (3'03")
Un cri d’innocence à la une de l’Est républicain, qui n’oublie pas Céline et Sarah : le procès de ces deux jeunes filles originaires de Besançon s’ouvre aujourd’hui en République Dominicaine. Elles sont en prison depuis six mois, après leur arrestation à l’aéroport, les douaniers avaient découvert six kilos de cocaïne et de poudre blanche dans leurs valises... Elles continuent de clamer leur innocence ce matin dans l’Est Républicain qui a pu les rencontrer hier dans leur prison juste avant l’ouverture de leur procès.
Les deux Bisontines sont jugées aujourd'hui en République dominicaine, pour des sachets de drogues retrouvés dans leurs valises en juin. De la prison, elles témoignent.
Mis en ligne à 8 h. Commentez... Lire aussi: . " Elles se préparent au pire "
SANTIAGO._ Prison pour femmes de Santiago, en République Dominicaine. Dans une salle de réunion, devenue parloir pour l'occasion, murs peints en jaune, bruits, Céline Faye et Sarah Zaknoun, 19 ans, témoignent. « Toutes les filles qui sont ici pour drogue ont eu droit à des interrogatoires, nous rien ! » Sarah ajoute : « J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Maintenant, je n'ai plus qu'à témoigner. » C'est en effet aujourd'hui que s'ouvre, à Puerto Plata, le procès des deux Bisontines.
« L'hôtel était très peu surveillé »
Les charges retenues contre Céline et Sarah sont simples : flagrant délit, des sachets de poudre blanche dissimulés dans leurs valises. Quelque cinq kilos. « On a appris par la suite que l'un des sachets ne contenait pas de substances illicites. Les autres, si, mais n'ont pas été analysés pour connaître la concentration en cocaïne. » Céline et Sarah en sont persuadées : la drogue a été mise à leur insu. Mais quand ? « Difficile à dire, l'hôtel était très peu surveillé. Une nuit, la porte de notre chambre s'est ouverte. La personne, qu'on a pas vue, a refermé dès qu'elle a compris qu'on était dedans. » Une femme de chambre ? « Pas au milieu de la nuit. »
Et puis, il y a ces deux Dominicains rencontrés sur la plage qui se sont reposés un instant dans la chambre. « Pendant ce temps, on est descendue à la piscine. » Trop naïves ? Les deux Bisontines se sont repassé mille fois le film de leur séjour et de leur départ. « Peut-être quand on a laissé nos bagages sans surveillance à l'hôtel ? A l'aéroport ? » La suite, on la connaît : arrestation, prison. « Mais ce que ne savent pas les gens, c'est les conditions de l'instruction. » Tout d'abord, il y a les policiers qui demandent aux demoiselles de toucher les sachets. « On a bien sûr refusé. Ensuite, on nous a amenées à un hôpital pour faire des échographies et voir si nous n'avions pas des sachets dans nos corps. Mais personne ne nous a fait d'analyse de sang. On a demandé un test de drogue plus tard. Il était négatif. » La suite est à l'avenant. « On nous a conseillé de coucher avec quelqu'un pour tomber enceinte et nous faire extrader. Ou d'avoir le paludisme. » Pendant ce temps, aucune enquête. Pas de scellés. Pas d'interprète. Un transfert entre Puerto Plata et Santiago rocambolesque. « On a dû payer le taxi. On a fini le voyage menottées dans un bus transportant des voyageurs »
« Les détenues hurlent pendant la nuit »
Depuis, six mois se sont écoulés. « Ici, tout est possible. On se lave à l'eau froide. Si on n'a pas d'argent, on ne peut acheter ni savon ni papier toilette. » A nouveau des larmes. Sarah a déjà changé de cellule trois fois. « Ici, les détenues sont malades. Elles hurlent pendant la nuit. » Céline quant à elle semble plus discrète, effacée, apeurée. Toutes les deux vivent au quotidien la délinquance façon Caraïbes. Les mots espagnols appris ne comblent pas les fossés de culture.
« Et la famille à 9.000 kilomètres. C'est le pire à endurer. »
A la Une de la presse Gros plan quotidien sur la presse française et internationale
6H20 : Un cri d’innocence, la colère grecque, le retour de la turberculose, un suicide assisté à la télé britannique (3'03")
Un cri d’innocence à la une de l’Est républicain, qui n’oublie pas Céline et Sarah : le procès de ces deux jeunes filles originaires de Besançon s’ouvre aujourd’hui en République Dominicaine. Elles sont en prison depuis six mois, après leur arrestation à l’aéroport, les douaniers avaient découvert six kilos de cocaïne et de poudre blanche dans leurs valises... Elles continuent de clamer leur innocence ce matin dans l’Est Républicain qui a pu les rencontrer hier dans leur prison juste avant l’ouverture de leur procès.
Les deux Bisontines sont jugées aujourd'hui en République dominicaine, pour des sachets de drogues retrouvés dans leurs valises en juin. De la prison, elles témoignent.
Mis en ligne à 8 h. Commentez... Lire aussi: . " Elles se préparent au pire "
SANTIAGO._ Prison pour femmes de Santiago, en République Dominicaine. Dans une salle de réunion, devenue parloir pour l'occasion, murs peints en jaune, bruits, Céline Faye et Sarah Zaknoun, 19 ans, témoignent. « Toutes les filles qui sont ici pour drogue ont eu droit à des interrogatoires, nous rien ! » Sarah ajoute : « J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Maintenant, je n'ai plus qu'à témoigner. » C'est en effet aujourd'hui que s'ouvre, à Puerto Plata, le procès des deux Bisontines.
« L'hôtel était très peu surveillé »
Les charges retenues contre Céline et Sarah sont simples : flagrant délit, des sachets de poudre blanche dissimulés dans leurs valises. Quelque cinq kilos. « On a appris par la suite que l'un des sachets ne contenait pas de substances illicites. Les autres, si, mais n'ont pas été analysés pour connaître la concentration en cocaïne. » Céline et Sarah en sont persuadées : la drogue a été mise à leur insu. Mais quand ? « Difficile à dire, l'hôtel était très peu surveillé. Une nuit, la porte de notre chambre s'est ouverte. La personne, qu'on a pas vue, a refermé dès qu'elle a compris qu'on était dedans. » Une femme de chambre ? « Pas au milieu de la nuit. »
Et puis, il y a ces deux Dominicains rencontrés sur la plage qui se sont reposés un instant dans la chambre. « Pendant ce temps, on est descendue à la piscine. » Trop naïves ? Les deux Bisontines se sont repassé mille fois le film de leur séjour et de leur départ. « Peut-être quand on a laissé nos bagages sans surveillance à l'hôtel ? A l'aéroport ? » La suite, on la connaît : arrestation, prison. « Mais ce que ne savent pas les gens, c'est les conditions de l'instruction. » Tout d'abord, il y a les policiers qui demandent aux demoiselles de toucher les sachets. « On a bien sûr refusé. Ensuite, on nous a amenées à un hôpital pour faire des échographies et voir si nous n'avions pas des sachets dans nos corps. Mais personne ne nous a fait d'analyse de sang. On a demandé un test de drogue plus tard. Il était négatif. » La suite est à l'avenant. « On nous a conseillé de coucher avec quelqu'un pour tomber enceinte et nous faire extrader. Ou d'avoir le paludisme. » Pendant ce temps, aucune enquête. Pas de scellés. Pas d'interprète. Un transfert entre Puerto Plata et Santiago rocambolesque. « On a dû payer le taxi. On a fini le voyage menottées dans un bus transportant des voyageurs.»
« Les détenues hurlent pendant la nuit »
Depuis, six mois se sont écoulés. « Ici, tout est possible. On se lave à l'eau froide. Si on n'a pas d'argent, on ne peut acheter ni savon ni papier toilette. » A nouveau des larmes. Sarah a déjà changé de cellule trois fois. « Ici, les détenues sont malades. Elles hurlent pendant la nuit. » Céline quant à elle semble plus discrète, effacée, apeurée. Toutes les deux vivent au quotidien la délinquance façon Caraïbes. Les mots espagnols appris ne comblent pas les fossés de culture. « Et la famille à 9.000 kilomètres. C'est le pire à endurer. »
Mickaël Faedo et Emna Nakouri, leurs deux meilleurs amis, n'ont jamais douté d'elles. Ils l'expliquent.
BESANÇON._ Aujourd'hui, à Puerto Plata, en République Dominicaine, s'ouvre le procès de Céline et Sarah. Les deux Bisontines suspectées de trafic de cocaïne, crient leur innocence depuis six mois. Leurs avocats dénoncent une enquête bâclée et des irrégularités de procédure.
Quel regard portent Emna Nakouri et Mickaël Faedo, les deux meilleurs amis de Céline et Sarah, sur ce fait divers qui les touche ?
- Tout d'abord, qui sont Céline et Sarah ?
Mickaël : Ce sont deux bonnes vivantes. Surtout Sarah qui personnifie la joie de vivre. Quand elle est là, on s'en aperçoit tout de suite. Dans n'importe quelle situation, elle va donner le sourire à n'importe qui. Céline, elle, est plus réservée. Elles sont différentes mais complémentaires. Emna : On était inséparables. Il n'y a pas un jour où on ne se voyait pas ou que l'on ne se parlait pas au téléphone. Souvent on dormait chez l'une chez l'autre. On devait faire ce voyage ensemble. On en parlait depuis deux ans mais comme elles ont poursuivi leur BEP en candidat libre pour travailler...
- Quand vous avez été avertis, avez-vous douté d'elles ?
Emna : Pas une seconde. C'est moi qui ai reçu leur premier appel. Il était 1 heure du matin. Sarah pleurait au téléphone. Je n'arrivais pas à y croire. Et puis il y a tellement de choses bizarres. Quand la valise de Céline a été ouverte par les douaniers, toutes ses affaires étaient retournées. Ça l'a choquée, elle qui est si maniaque. Mickaël : Jamais elles ne se seraient mises dans une situation pareille. Elles n'avaient pas grand-chose mais n'étaient en manque de rien. Et puis elles ne sont pas assez connes pour tremper dans un trafic de stupéfiants. D'autant plus que Céline est bien trop froussarde.
- Comment avez-vous vécu ces derniers mois ?
Emna : Nous, on a l'impression que c'est arrivé il y a deux semaines mais elles ont déjà le sentiment d'avoir passé un an derrière les barreaux. Au début, les gens s'y sont intéressés et puis c'est retombé à la rentrée. On a tout entendu, que leur voyage avait été payé par des dealers, qu'elles avaient été violées par les gardiens de la prison, que l'une d'elles avait été amputée après avoir été mordue par un rat et bien sûr, plusieurs fois, qu'elles avaient déjà été condamnées à dix ans de prison. Mickaël : C'est incroyable ce que les gens racontent. Certains nous arrêtaient dans la rue pour nous dire de ces trucs et surtout pour en apprendre plus et pouvoir le colporter, peut-être en le déformant. On ne les connaissait pas mais ils nous avaient vus à la télé.
- Craignez-vous l'issue du procès ?
Mickaël : Oui. Mais inconsciemment, c'est une façon de se protéger. Je préfère m'attendre au pire plutôt que de me faire des illusions. On nous a expliqué que là-bas tout peut arriver. Emna : Elles aussi s'y préparent. Depuis des mois, les autres détenues leur rabâchent qu'elles vont prendre cinq ans.
- De quoi parlez-vous, quand vous les avez au téléphone ?
Emna : Ça va, ça vient. Leur moral est en dents de scie. En ce moment, elles souffrent de la chaleur, alors, quand on leur dit qu'il pleut à Besançon, ça leur donne encore plus la nostalgie.
• www.aveccelineetsarah.com Recueilli par Fred JIMENEZ 10/12/08